Un grand cru…de café!

Un grand cru…de café!

Depuis quelques années, on parle de crise dans le secteur du vin. S’il est avéré que le secteur connaît des mutations considérables, notamment le déplacement de son centre de gravité de la Vieille Europe vers le Nouveau Monde, force est de constater que, globalement, le produit ne perd pas de son aura auprès du grand public.

Jusqu’à il y a peu, des termes comme « cru », « millésime », « œnologue » étaient strictement réservés à l’évocation du vin, en particulier pour les plus réputés. Ce vocabulaire spécifique était ainsi employé par les connaisseurs et les initiés tandis que les néophytes ne l’empruntaient qu’avec circonspection et maladresse. Ce caractère spécifique a permis de cultiver un univers élitiste qui sied si bien aux vins haut de gamme. Mais désormais, ce vocabulaire est employé pour des boissons diverses n’ayant rien de commun avec le vin à proprement parler. Cet emprunt n’a rien de fortuit et, dans la majorité des cas, il vient appuyer une stratégie de recherche de valeur. 192.168.1.1 . Ces mots jusqu’alors spécifiques permettent de se hisser au sein d’un univers raffiné, forcément haut de gamme.

On peut distinguer principalement deux types de boissons qui ont choisi de se tourner vers cette stratégie : les boissons alcooliques, dont la bière et le cidre et certains cafés et thés. Si dans le premier cas, le succès est mitigé, dans le second, bien que l’initiative soit encore plus incongrue, il est clair qu’elle rencontre un franc succès.

  • Bière et cidre : des boissons trop proches du secteur du vin

En volume, nous buvons certainement plus de bières que de vins. De fait, boire de la bière est plus banal que de boire du vin, a fortiori, boire du bon vin. Ainsi, nous n’avons pas l’habitude d’accorder beaucoup d’importance à sa dégustation. Nous achetons notre bière à un prix plus bas que notre vin. . C’est ce phénomène que 1664 a voulu enrayé en sortant sa bière millésimée.

Même volonté de se gausser d’importance pour le cidre, dont la problématique est de lisser la saisonnalité de sa consommation tirée par le pic de la Chandeleur. L’intervention d’œnologues, de prescripteurs  qui se lancent dans des accords mets-cidre, découle de la même stratégie.

Cette démarche, quoique logique, a un défaut qui fait tiquer nombre d’amateurs de vin : elle relève de la prédation d’un territoire jalousement gardé. Et, c’est sans doute pourquoi, lorsque les univers sont plus éloignés, l’emprunt suscite moins de critiques.

  • 16 crus chez Nespresso et des thés millésimés

Chacun a son cru préféré chez Nespresso et plus personne ne s’en étonne (sauf Cyprien, voir la video). Si ce n’est pas encore le cas, sur le site de Nespresso le cercle sommelier-café vous aidera à bien choisir votre café en fonction de vos goûts. Grâce aux notes aromatiques que vous appréciez et à l’intensité que vous désirez, trouvez votre café ! En somme à chacun son café.

Si les thés millésimés sont plus discrets en termes de communication, c’est parce qu’ils existent depuis bien plus longtemps et qu’ils n’aspirent pas à occuper la place dominante que s’est forgé Nespresso. Néanmoins, on s’imagine davantage offrir une belle boîte de thé millésimé (et donc rare) qu’un pack de bières quand bien même elles seraient elles aussi millésimées.

Par Lucie Daumet 

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